C'est avec « Gerbe d’avril » que Pierre Aguétant est remarqué dans les cercles littéraires.
Il n’a que 19 ans ! Suivrons « les violettes » en 1910 et « la vieille terre » en 1911.
Alexandre Bérard, Anna de Noailles et la Princesse Hélène Vacaresco seront ses premiers admirateurs. Madame Alphonse Daudet et la duchesse de Rohan lui apporteront durant plusieurs années un soutien réel. Léon Lahovary lui écrira de longues lettres régulièrement.
Auguste Dorchain écrit en mai 1918 : « calme, inspiration et bonheur au poète, dans la cité de Lamartine ! De cœur votre Auguste Dorchain ».
Georges Normandy lui servit de guide auprès des éditeurs et des libraires.
En 1918 "la tour d'ivoire" est couronné par l'Académie Française.
C'est principalement Madeleine Roch, de la Comédie Française, grande interprète de Victor Hugo qui travailla avec Pierre Aguetant.
Le 14 juillet 1919 elle triompha en déclamant «les morts immortels» à la Comédie Française en célébration des fêtes de la Victoire.
Les premiers ouvrages sont consacrés largement à la terre et à l’amour. Ensuite, la mort de son frère Charles et les évènements liés à la première guerre mondiale apporteront plus de gravité dans le courrier et les écrits qu’il nous laisse.
En décembre 1927, Madame Daudet donna au journal "Comédia" ses impressions de présidente du jury littéraire, favorable à Pierre Aguétant. Mais il n'obtint au premier tour que trois voix pour Les Amours incertaines. Julien Green n'eut pas plus de chance. Ce fut Melle Marie Le Franc qui obtint le Prix Fémina ...
En 1928 le roman Marthe Darmoise fut retenu et ce fut de nouveau un échec pour Pierre Aguétant. Il remporta cependant avec ce titre le Grand Prix Chazières de l'Académie de Lyon.
Cela ne le consola pas et il devint moins productif à compter de cette période. Il confia par courrier à un ami qu'il songeait même à ne plus écrire du tout.
Toujours à la recherche de détails, de précisions, de vérité, c’était un homme de conviction qui savait prendre position. Son amitié et sa collaboration avec André Monnier-Zwingelstein sont certainement issues d’une forte conscience politique commune.
Mais Pierre Aguétant sait aussi nous distraire en écrivant des œuvres plus légères comme « la chasse et les chasseurs » où il ironise sur un milieu qu’il connaissait par cœur ou faire la satyre de la bourgeoisie avec « nos maris, nos femmes, nos jeunes filles ». Poèmes, romans d’aventure, romans policiers, pièces de théâtre, hommages, articles de journaux, essais, témoignages, livres pour enfants, adaptations cinématographiques, émissions de radio, illustrations de cartes postales d'Algérie constituent l’ensemble de l’œuvre de Pierre Aguétant.




















